Il fut un temps où je publiais 3 articles par semaine, quand j’y pense, quel rythme fou. À l’époque, j’avais 3 enfants en bas âge, je n’avais pas encore de contrats pros, j’avais des « collabs », mais je me souviens, j’avais une rigueur de dingue. Pendant un temps, j’étais rédac chef de mon blog et j’étais hyper engagée. Pour tous ceux qui ne se rendent pas bien compte, écrire et produire du contenu visuel pour publier 3 articles par semaine, c’est énorme. Cela demande beaucoup de travail de réflexion, de réalisation, d’édition, de rédaction… Mais j’étais tellement motivée, que j’adorais ça. Je me rends compte aujourd’hui, que l’écriture me manque terriblement.

Je me souviens, c’était presque une thérapie, un temps pour moi dans lequel je me retrouvais avec mes pensées. Des brouillons qui pulullaient dans ma tête, mais quand je m’installais devant mon clavier,  les idées s’organisaient et les mots raisonnaient fort et vite sur mon clavier.

 

 

La motivation

À ce moment là, j’avais un objectif, ne pas me résoudre à oublier mon métier, quelqu’il soit. À continuer à alimenter ma créativité, via l’image et l’écriture, c’était vital pour moi. Et clairement, ça a donné ses fruits, puisque c’est grâce à ce blog que j’ai réussi à faire mes premières rencontres en France, à avoir mes premiers clients, mes premières parutions dans la presse et mêmes, à rencontrer des amies précieuses, certaines que je garde encore aujourd’hui.

Le manque

Sans cette motivation, j’aurais très certainement lâché au premier coup de stress. À l’époque Arnaud était dans la restauration, il n’était quasiment jamais là et je devais gérer tout, toute seule… Je vous rappelle : 3 enfants en bas âge. En fait, non. Deux bébés et un enfant en bas âge, c’est plus fidèle à la réalité. Le tunnel du soir, les week-ends, les mercredi, toussa toussa…

Doucement, j’ai découvert que ma passion, en fait pouvait devenir mon métier. Le métier qui me correspondait le plus, celui qui somnolait en moi depuis toujours, mais qui était tellement évident que je ne l’avais l’envisagé comme un métier. Vous savez, ce truc qu’on dit, si c’est un loup il te mange ? (je ne suis pas sûre si cette expression est utilisée en France lol). De façon progressive, la photo à fini par prendre une place imposante. Et le blog est passé aux oubliettes par un cruel manque de temps…

Les images

Je dis aux oubliettes, mais en fait ce n’est pas tout à fait vrai. Ce blog, je l’aime. Même si Instagram a le monopole de nos temps morts et pas que, ici, c’est chez moi. Je peux partager des images qui restent dans l’anonymat sur mon ordi, sans être redondante. Je peux écrire autant de mots que je veux, sans aucune limite. Il est hors de question pour moi d’oublier cet espace. D’ailleurs, il y a quelques semaines, j’ai refait pas mal de choses ici. Par exemple, j’ai réuni mon portfolio et mon blog, sur une seule url (avant il y en avait deux). On a refait complètement le menu, la page d’accueil et l’esthétique de l’e-shop. Pour cela, j’ai travaillé avec Laura Riu, si jamais vous cherchez quelqu’un de créatif, pour votre site, votre marque, elle est extraordinaire.

Balade du soir

Et ce soir, à part de vous parler de mon blog, ce qui l’était et ce qui l’est devenu, je publie aussi ces images d’une série que j’ai réalisé pour la marque Cos I said so. Une marque belge, crée par Sophie. Les collections sont confortables, les couleurs chaudes et les messages canons. Un vrai coup de coeur. Ces images, ce sont des souvenirs d’une balade en fin de journée en bord de Loire. Les cailloux, l’eau, la boue… la lumière.

J’ai pas mal perdu l’habitude d’écrire, mais ce soir, j’ai pris beaucoup de plaisir à être ici. J’espère ne pas tarder autant à revenir et que les mots me reviendront, d’une manière plus fluide. Je sais que le blog n’est plus en vogue, mais il n’empêche qu’il reste un espace que je peux vraiment façonné à ma manière. C’est comme une petite bulle dans l’immensité d’internet. Vous reviendrez me voir ? Je vous souhaite un beau week-end, au frais.

Lois

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